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Société
Gabon
Construction du siège du CGC
Déjà 3 milliards engloutis et on en veut plus.
Le siège du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) attend toujours de voir le jour. Ce, après l’affectation d’un peu plus de 3 milliards de nos francs par l’Etat gabonais. A quoi a servit tout cet argent ?
Par Félicien Ango Ngogue

Un véritable gouffre à sous. C’est le moins que l’on puisse dire du chantier de construction du siège national du Conseil gabonais des chargeurs, lancé depuis plusieurs années. Malgré d’importants moyens affectés dans ledit chantier par feu Omar Bongo Ondimba, le siège tarde toujours à sortir de terre. Plus de 3 milliards de nos francs déjà engloutis dans ce projet. Pour le personnel de cette entité du ministère des transports, toujours condamné à squatter dans les mêmes locaux de la CAISTAB, rien n’explique la situation de blocage dans laquelle demeure ce chantier.
De sources concordantes, il ressort que les anciens dirigeants du Conseil gabonais des chargeurs initiateurs de ce projet, aujourd’hui affectés dans à d’autres postes de responsabilités importants de l’appareil de l’Etat, demandaient davantage des moyens pour la construction de ce siège, devenu aujourd’hui un véritable gouffre.
Un peu comme pour dire, les 3 milliards de F.CFA pour la construction d’un immeuble R+1, n’ont pas suffit pour que le CGC se dote enfin d’un siège digne de ce nom. A quoi a donc servi ce pactole ? Cette question vaut son pesant d’or. Le Contrôle d’Etat et la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) peuvent-ils jeter un coup d’œil dans ce projet qui demeure malheureusement au stade de simple effet d’annonce à l’heure qu’il est.
Pour le moment, c’est la spéculation dans les couloirs et bureaux de l’immeuble Gabon 2000. Personne dans cet établissement public à caractère administratif, ne parvient à expliquer une telle situation de blocage, au regard du caractère financier autonome de cette boîte qui apparaît comme un outil de soutien à l’économie nationale. Cette situation devrait interpeller les autorités du ministère des Transports et la nouvelle direction du Conseil gabonais des chargeurs.
Rappelons que depuis sa création, le Conseil gabonais des chargeurs, en matière de performance, contribue à la fluidité des échanges entre le Gabon et les autres pays ; favorise l’harmonisation et la simplification des formalités administratives et juridiques en matière de transport ; encadre le trafic maritime commercial généré par le commerce extérieur du Gabon et assure la sûreté et la sécurité des importations et des exportations.
Et en matière d’assistance aux chargeurs, le CGC assiste les chargeurs dans les opérations liées au transport et au suivi des marchandises. Il assure également la mise en œuvre des mesures destinées à faciliter, simplifier et traiter les mécanismes et procédures import-export, en relation avec le trafic maritime international. Le Conseil assure aussi la formation des chargeurs et offre à ces derniers, un service de proximité accessible grâce à Internet. Gageons qu’en attendant que le nouveau directeur soit nommé, l’actuelle équipe dirigeante mettra fin à ce désordre financier et conduira ces travaux interrompus jusqu’à leurs finitions.