Web: http://www.lepeuple.info
E-mail: info@lepeuple.info
LE PEUPLE - Tous droits réservés. 2008-2009
LIBREVILLE - GABON
"Entre la liberté et l’esclavage, il n’y a pas de compromis." (Patrice LUMUMBA)
Réagissez à cet article en écrivant à notre rédaction:
lepeuple@lepeuple.info
Société
Sécurité sociale
CNSS : Vers une reprise des hôpitaux par l’Etat
Les hôpitaux de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pourraient bientôt devenir, à 100%, la propriété de l’Etat Gabonais. Du coup, les partenaires sociaux de cette institution parapublique s’activent à mieux se préparer par rapport à cette rétrocession des charges de ces structures sanitaires presque éminente.
Par Paul Martinez

But visé par ladite décision : redonner vie à ces hôpitaux qui n’ont que trop souffert des effets induits d’une gestion jugée scabreuse par ses anciens dirigeants. La CNSS étant devenue ces dernières années, un véritable gouffre à sous, avec un projet de restructuration vertigineux et à la limite dénué de réalisme lequel aura coûté une vraie fortune à la CNSS sans effets palpables. Du véritable tape à l’œil, serait-on tenter de dire, au regard du niveau de développement pas suffisamment relevé, dans lequel se trouve encore cette boite après que celle-ci ait consenti une part très importante de ses moyens pour sa restructuration tant attendue.
A l’hôpital pédiatrique d’Owendo par exemple, cette situation se caractérise notamment par un dysfonctionnement de ses différents services. L’absence de malades, en plus d’être la résultante du coût trop élevé des prestations sanitaires, est aussi le fait de cette immersion constante de cet hôpital infantile. Par ailleurs, et c’est un paradoxe, on regrette l’absence de certains matériaux essentiels devant servir d’outil de travail au personnel médical, ce malgré des revenus générés par les consultations internes et externes. Au laboratoire de cette structure sanitaire, l’on déplore depuis plusieurs mois une carence des réactifs qui servent à effectuer les examens médicaux de nature biologique. Conséquence : le service est fermé depuis plusieurs mois. Bien d’autres services de cet hôpital ont également fermés leurs portes aux nombreux usagers qui y écumaient par le passé. L’on peut citer pêle-mêle : le service de la radiologie, la diététique, la rééducation fonctionnelle etc. Le service de réanimation aura été transféré il y a quelques années du troisième étage, c'est à dire dans le compartiment le plus spacieux et le mieux indiqué pour ce type de soin intensif et délicat, pour se retrouver au premier étage, avec le bloc opératoire. Une pièce exiguë qui fait désormais office de réanimation. Environs quatre malades, c’est le strict maximum à l’HPO à ce jour, tous services confondus. Un effectif minable pour une structure sanitaire de cette nature, ce qui suscite bien des interrogations et alimente les conversations à Owendo. On dit que l’HPO mettait à l’usage pour ses prestations de chirurgie, du matériel privé de certains médecins, et ces derniers auraient tout simplement repris leurs effets, laissant l’hôpital dans un handicap insurmontable.
Telle est la situation qui prévaut désormais dans cet hôpital. C’est presque le même son de cloche pour le reste des structures sanitaires appartenant à la Caisse. Inutile de dire que ces hôpitaux sont agonisants. Mais face au changement de statut prévu dans ces hôpitaux, à savoir la décision de sa rétrocession à l’Etat Gabonais, bien que celle-ci demeure au stade de la rumeur, les syndicats de l’entreprise s’activent, en vue de mener une réflexion sur le devenir des employés au lendemain de l’officialisation par la direction générale de la décision de rétrocession de ces trois hôpitaux à L’Etat. Pour une certaine opinion, si la décision du gouvernement passait dans sa phase exécutoire, toute la crème du personnel en poste dans ces structures sanitaires de la CNSS devrait être soumise au régime étatique, c'est-à-dire à la grille salariale de la fonction publique. Dans ce cas, rien ne dit que la mesure prévoit le paiement de l’ancienneté à ces nombreux pères et mères de familles.
Ce qui naturellement, risque d’être à l’origine d’une montée de tension du coté de Batavéa. L’on espère que les syndicats en charge des questions de sécurité sociale au Gabon SYNACNSS, SYNATRASS sauront rappeler à qui de droit l’existence du plan social et son importance à pareille situation de rétrocession des charges.
La situation actuelle de bon nombre d’anciens agents de la défunte Caisse nationale de garantie sociale (CNGS) qui attendent indéfiniment le paiement de leurs droits, mérite d’être citée. Certaines langues ne manquent pas de commenter cette actualité croustillante, et il ne peut en être autrement. De cette même source, il est encore dit que la décision de rétrocession de la CNSS à l’Etat gabonais prévoirait un triage de certains agents par la direction générale. De quels agents s’agit-il ? Cette question a toute sont importance. Car les habitudes ont la vie dure au Gabon. Seulement, si l’information venait à être confirmée, il est fort évident que nombreux sont ceux des agents de la CNSS, qui auraient souhaité continuer à servir à la Caisse, soit par nostalgie, par habitude, ou par ambiance. Mais malheureusement ils se verront dans l’obligation de plier bagages. Les grilles salariales entre le parapublic et le public, étant jugées trop discordantes (Affaire à suivre).
Dans les couloirs des différents hôpitaux de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), à savoir : La fondation Jeanne Ebori,hôpital pédiatrie d’Owendo et l’hôpital Paul Igamba à Port-Gentil. Et même à la direction générale sise sur les bords de Batavéa, une forte rumeur prend de l’ampleur chaque jour un peu plus, faisant ainsi état du probable rétrocession des hôpitaux de la CNSS à l’Etat dans un avenir très proche. Certaines sources indiquent que les trois hôpitaux suscités et qui fonctionnent encore sous le statut d’entités parapubliques, devront se voir désormais attribué le statut d’entités publiques. A en croire d’autres sources, cette décision émanerait du gouvernement de l’Emergence et d’autres du Premier Ministre Paul Biyoghe Mba.
Immeuble de la CNSS à Libreville